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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 02

Note 392 — Chant Seizième.

Paulin Paris translation

Note 392: (retour) Je me souviens qu'un jour la mairesse d'une ville de province, tant soit peu ennuyée de cette longue exécution de musique étrangère, ne put s'empêcher d'interrompre assez impoliment les bravos d'un auditoire compétent,--compétent, c'est-à-dire, en fait de musique;--car, indépendamment de la difficulté du langage, les paroles étaient entièrement défigurées par celles qui les chantaient (c'était d'ailleurs quelques années avant la paix et avant que tout le monde n'eût voyagé. J'étais encore au collége). Cette mairesse s'écria donc brusquement: «Grand merci de vos Italiens; pour ma part, je préfère de beaucoup une simple ballade.» Un jour, grâces à Rossini, tout le monde reviendra au même avis. Eût-on jamais cru qu'il serait le successeur de Mozart? Je ne hasarde cela, au reste, qu'avec défiance, étant un admirateur vif et sincère de la musique italienne en général et de celle de Rossini, sous plusieurs rapports; mais nous pouvons du moins en dire, avec le connaisseur de tableaux, dans le Vicaire de Wakefield: «Cette peinture vaudrait mieux, si le peintre y avait consacré plus de tems.» (Note de Lord Byron.)

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