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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 02

Note 156 — Chant Douzième.

Paulin Paris translation

Note 156: (retour) L'avarice, c'est-à-dire la passion de la propriété, est peut-être aussi naturelle aux jeunes gens qu'aux vieillards; mais les premiers en sont détournés par l'appât des plaisirs et la variété des illusions de la vie, tandis que les vieillards, n'attendant plus rien des voluptés et n'entrevoyant plus rien sur la terre qui flatte leur pensée, ne peuvent que difficilement résister à ses séductions. Cette passion, du reste, a tous les caractères des autres. «Je voudrais être libre, dit l'un, non pour user de la liberté, mais pour avoir le droit d'en user.--Je voudrais, dit l'autre, avoir un sérail, non pour caresser mille beautés, mais afin d'avoir la liberté de les caresser.--Je voudrais être roi, non pour tout me permettre, mais pour avoir le droit de tout me permettre.»--Ainsi l'avare: «Je voudrais être riche, non pour me procurer une foule d'objets commodes ou agréables, mais pour pouvoir penser qu'il ne tiendrait qu'à moi de me les procurer.» Le véritable avare ne songe pas plus que le prodigue au lendemain. Il est, pour cela, trop abîmé dans son bonheur présent, et ce présent appartient aux octogénaires comme aux adolescens.

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