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Œuvres Complètes de Frédéric Bastiat, tome 5

Note 22 — CAPITAL ET RENTE.

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D'après ce qu'on peut induire des écrits de M. Proudhon, ce qui l'a amené à penser que la gratuité du crédit était une conséquence logique et définitive du progrès social, c'est l'observation de ce phénomène qui nous montre l'intérêt décroissant à peu près en raison directe de la civilisation. À des époques de barbarie, on le voit en effet à 100 pour 100, et au delà. Plus tard, il descend à 80, à 60, à 50, à 40, à 20, à 10, à 8, à 5, à 4, à 3 pour 100. Ou l'a même vu en Hollande à 2 pour 100. On en tire cette conclusion: «Puisque l'intérêt se rapproche de zéro à mesure que la société se perfectionne, il atteindra zéro quand la société sera parfaite. En d'autres termes, ce qui caractérise la perfection sociale c'est la gratuité du crédit. Abolissons donc l'intérêt, et nous aurons atteint le dernier terme du progrès[22].»

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