Note A — AVANT-PROPOS
Reading edition
Tableaux de la Révolution Française, ou Collection de quarante-huit Gravures représentant les événemens principaux qui ont eu lieu en France, depuis la transformation des États-Généraux en Assemblée Nationale, le 20 juin 1789; ouvrage dont le texte primitif est de Chamfort, mais que M. Auber, son éditeur, fit refaire à plusieurs reprises, selon que la France changeait de mode de gouvernement, afin qu'il fût toujours au niveau des opinions qui régnaient.
[1] Mémoires de Condorcet sur la Révolution Française, t. II, pag. 145 et suiv.
[2] Le duc d'Orléans, guillotiné le 6 novembre 1793.
[3] Le fils du maréchal de Richelieu.
[4] Allusion à l'ancien proverbe populaire: «On ne passe jamais sur le Pont-Neuf sans y voir un moine, un cheval blanc et une catin.»
[5] L'Encyclopédie.
[6] M. Turgot.
[7] M. Goupilleau, député de la Vendée, dont le patriotisme ne s'est pas démenti un seul moment.
[8] Il est à remarquer que, quelques jours après la fuite de M. de Lambesc, le peuple s'étant porté en foule à sa maison pour la détruire, la garde nationale, quoique partageant le ressentiment de chaque individu contre cet homme féroce, n'en fut ni moins prompte ni moins zélée à la préserver de l'incendie.
[9] M. Le Grand de Saint-René, le même qui avait reporté, dans la grande salle, le drapeau de la ville qu'on en avait enlevé.
[10] Il était homme à le faire, dit M. Dussaulx, un de ses collègues, auteur de l'intéressant ouvrage intitulé: De l'Insurrection parisienne. Qu'il nous soit permis de saisir cette occasion de rendre hommage à la vertu de cet homme respectable, qui était patriote par ses mœurs long-temps avant la révolution. Ce sont là les véritables et peut-être les seuls.
[11] M. Pioret.
[12] M. Dubois-Crancé.
[13] Croirait-on qu'un d'entre eux s'était persuadé qu'il était possible de faire ouvrir les théâtres le mardi 14 juillet, et qu'il en avait donné l'ordre?
[14] M. Thuriot de la Rosière.
[15] C'est le sentiment qu'éprouva M. Dussault, et qu'il exprime en ces propres termes, que nous avons cru devoir consacrer.
[16] La Bastille a renfermé, à la même époque, un enfant de six ans et un vieillard de cent onze. On y a vu même un Chinois, que les jésuites y avaient fait mettre en 1719.
[17] On y suppléa par quelques mouchoirs blancs attachés ensemble.
[18] Député de son district.
[19] Son nom était le marquis de Pelleport.
[20] Mirabeau.
[21] M. Mandar est le traducteur de l'excellent livre de Needham intitulé: De la Souveraineté du peuple, et de l'excellence d'un État libre.
[22]
J'ai cent fois, dans le cours de ma gloire passée, Tenté leur patience, et ne l'ai point lassée. Britannicus, acte IV, scène IV.
[23] Voyez le discours de M. Lalli-Tolendal, dans la séance du 22 juillet 1789.
[24] Vos enim ad libertatem vocati estis. S. Paul.
[25] On appelle poudre de traite une espèce de poudre particuliére qui n'a presque point de portée, et qu'on réserve pour le commerce de la côte de Guinée, pour la traite des nègres.
[26] Philippe-Joseph Égalité.
[27] Un cure-dent empoisonné par un de ses ennemis consuma ses gencives. Le poison se communiqua rapidement à toutes les parties de son corps, qui ne fut bientôt plus qu'une plaie. Déchiré par les douleurs, on le porta vivant sur un bûcher.
[28] Ce prince aimait la fille d'un médecin de Pérouse. Le père gagné, dit-on, par les Florentins, donne à sa fille un mouchoir dont le contact devait irriter les desirs et même fixer le cœur de son amant. Ladislas et sa maîtresse furent également victimes de cette ruse abominable. Ils moururent l'un et l'autre d'une maladie de langueur.
[29] Le roi assistait à la messe; aux premières secousses du tremblement de terre, tout le monde sortait avec effroi; le prêtre même quittait l'autel: Alphonse le retient et lui ordonne d'achever le sacrifice.
[30] Louis fut fidèle à cet odieux article de son traité avec Ferdinand. La veuve de Frédéric ayant refusé de se remettre avec ses enfans au pouvoir du roi catholique, se retira à Ferrare; ils y moururent tous dans la misère, Louis XII et le roi catholique, leur parent, ne leur faisant passer aucun secours.