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Voyages dans la basse et la haute Egypte

Note (retour) — LA BASSE ET LA HAUTE ÉGYPTE. (continued 5)

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Au milieu de l'île, il y a deux chambranles d'une grande porte extérieure, en blocs de granit, ornés d'hiéroglyphes: ce débris a sans doute appartenu à quelques monuments d'une grande magnificence, dont quelque faible fouille pourrait faire connaître l'étendue. À l'orient est encore un fragment d'édifice très petit et très soigné; ce que l'on en voit est le côté occidental d'une chambre étroite ou d'un très petit temple, et ce qui reste des hiéroglyphes est parfaitement sculpté; les ornements en sont surchargés du lotus, et entr'autres des fleurs de cette plante, dont la tige penchée semble être ranimée par une figure qui l'arrose comme dans le tableau que j'ai trouvé à Lolopolis. Cette chambre ou temple communiquait à un couloir plus étroit, qui, à en juger par une suite de fabriques, aboutissait à une galerie ouverte sur le Nil, et posant sur un grand revêtement qui défendait la partie orientale de l'île d'être dégradée par le remous du courant du fleuve: il reste encore trois portiques de cette galerie, et un escalier en granit qui descend jusque dans le fleuve; cette galerie, cette chambre décorée, et cet escalier, ne seraient-ils pas cet observatoire et ce nilomètre que les voyageurs cherchent en vain à Syène? Préoccupé de cette idée, j'ai bien regardé et n'ai pu découvrir aucune marque sur le revêtement de l'escalier qui indiquât aucune graduation; mais au reste les marches mêmes de l'escalier en eussent pu servir, et la partie supérieure de cet escalier étant encombrée, il est possible que les mesures soient marquées dans cette partie que je n'ai pu voir 5.

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