Note 323 — VII
Reading edition
Burney: Dresde.
Remarquer, à cette époque, la grossièreté des spectacles populaires en Allemagne, même à Vienne, où Burney relève des programmes d'amusements barbares comme ceux-ci:
«1º Combat de chiens dogues et d'un taureau sauvage de Hongrie, au milieu du feu, c'est-à-dire, ayant du feu attaché sous la queue, des pétards aux oreilles et aux cornes;—2º Combat d'un cochon sauvage et de dogues;—3º Combat d'un grand ours et de dogues;—4º Combat d'un loup sauvage et de chiens courants;—5º Combat d'un taureau sauvage de Hongrie et de chiens sauvages et affamés;—6º Combat d'un ours et de chiens de chasse;—7º Combat d'un sanglier sauvage et de dogues défendus par une armure de fer;—8º Combat d'un tigre et de dogues;—etc.;—11º Combat d'un ours furieux, n'ayant pas mangé depuis huit jours, et d'un jeune taureau sauvage, qu'il mangera vivant sur la place,—ou aidé par un loup.»
Deux ou trois mille personnes, parmi lesquelles des femmes de qualité, assistaient à ces combats, qui se donnaient fréquemment dans un amphithéâtre de Vienne.—Tels étaient les spectacles qui charmaient les yeux des auditeurs de Haydn et de Mozart.