Note 183 — III
Reading edition
Le changement de ton commence, dans le second acte, au cri d'horreur que pousse Jephté, en apercevant sa fille venue à sa rencontre. C'est d'abord une suite d'airs douloureux de Jephté, de la mère et du fiancé d'Iphis, puis un quatuor, où les parents d'Iphis mêlent leurs gémissements. A ces pleurs répond la voix pure d'Iphis qui les console, en un récitatif qui semble ouvrir le ciel, puis un air très simple, d'une résignation courageuse qui cache la peine, la peur, au fond. L'émotion grandit. Jephté chante un air récitatif, qui fait penser à ceux d'Agamemnon dans Iphigénie en Aulide; à la fin, le récit s'entrecoupe, se ralentit, défaille de douleur et d'horreur; certaines phrases semblent écrites par Beethoven. Enfin s'élève le chœur, au milieu duquel la maladie foudroya Hændel.