Note 165 — III
Reading edition
Maurice Bouchor.—La perpétuelle dépense d'énergie, le travail sans relâche, expliquent la voracité maladive de Hændel. Les contemporains ont raillé, de la façon la plus injurieuse, cet ogre qui se commandait des dîners pour trois, et qui, lorsqu'on lui demandait où était la compagnie, répondait: «Je suis la compagnie». Mais il fallait bien que ce monstrueux travailleur réparât ses forces épuisées; et, après tout, il ne semble pas qu'il se soit trouvé mal de ce régime: c'était donc que ce régime lui était nécessaire. Comme le dit Mattheson, «il serait aussi peu à propos de mesurer le manger et le boire de Hændel sur ceux des hommes ordinaires que si l'on voulait que la table d'un marchand de Londres fût la même que celle d'un paysan suisse».