Note 66 — VOYAGE (continued 4)
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Dans le dixième siècle, un musulman nommé au visirat, déposa au pied du trône des présents d’une richesse immense: quatre cents livres pesant d’or, des lingots d’argent, pour la valeur de quatre cent vingt mille sequins, trente pièces d’étoffes tissues d’or, dix garnitures de fourrures précieuses, cent de moindre valeur, quatre mille livres de soie, trente tapis de Perse; mille boucliers, mille flèches, quinze chevaux arabes richement caparaçonnés, cent chevaux d’un prix inférieur, vingt mules, quarante jeunes gens et vingt jeunes filles d’une beauté parfaite, tous vêtus avec un luxe somptueux. Il y avait encore divers articles. Ce visir ajouta à ces dons un poème très-flatteur qu’il avait composé en l’honneur du sultan qui récompensa tant de magnificence et d’adulation, d’une pension de cent mille pièces d’or.