Note 50 — H. SAUVAIRE
Henri Joseph Sauvaire translation
Il y a aussi une chose qui contribue fort à laisser les Espagnols sans argent, c'est un nombre prodigieux de Français et de Flamans qui les viennent servir, soit qu'ils travaillent à la culture des terres, ou aux bâtiments, ou aux choses les plus serviles, que les dons Diègues et les dons Rodriguez tiennent si fort au-dessous d'eux soit par vanité ou par paresse, qu'ils aimeraient mieux mourir de faim, que de se résoudre à les faire. Les étrangers ne sont pas si délicats; ils y viennent, et lorsqu'ils ont amassé quelque argent, ils se retirent en leur pays, pendant qu'il en revient d'autres à leur place, qui s'employent aux mêmes choses. L'on en compte jusqu'à quatre-vingt mille qui entrent et qui sortent du royaume de cette manière. (Mémoires de la cour d'Espagne, t. II, p. 395, Paris, 1692.)