Note 13 — INTRODUCTION.
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On désigne sous le nom de laptots les noirs engagés comme matelots au service de la station locale du Sénégal. Leur engagement n’est que d’une année. Ils peuvent atteindre le grade de quartier-maître indigène, généralement appelé gourmet, et, quand ils acquièrent une assez grande habitude du pilotage dans le fleuve, ils peuvent obtenir le grade de deuxième maître pilote de 2e et 1re classe, appelés plus communément capitaines de rivière de 2e et 1re classe.
Les laptots, bien qu’appartenant à différentes races, ont entre eux un esprit de corps qu’il est bon de signaler. Sous l’empire de la discipline, du bon exemple, tous, capitaines de rivière, gourmets ou simples laptots, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, Français, Wolofs, Pouls, Soninkès, Khassonkès ou Bambaras, Serères ou Mandingues, se font remarquer : par leur dévouement dans les expéditions, où ils rendent des services qui ont été bien souvent signalés ; par leur ardeur dans les gros travaux de chaque hivernage, et enfin dans mille circonstances où l’on obtient d’eux autant et quelquefois plus qu’on n’oserait espérer de matelots blancs. A côté de cela, ils sont susceptibles, indisciplinés, surtout envers la maistrance, malpropres et enclins aux coalitions contre l’autorité quand elle ne sait pas se faire aimer. Bref, ils sont de précieux auxiliaires ou de mauvais hommes, suivant qu’on sait les mener ou non.