← Table of contents
Voyage d'une femme autour du monde

Note 49 — CHAPITRE VIII.

Reading edition

Charles Gützloff est né à Pyritz, en Poméranie, le 8 juillet 1803. Dès son enfance il montra une grande piété et un rare talent. Ses parents lui firent apprendre le métier de passementier. Il s’y appliqua beaucoup, mais sans pouvoir s’y attacher. En 1821, il eut l’occasion de présenter au roi de Prusse une pièce de vers dans laquelle il exprimait ses sentiments et ses désirs; ce monarque, y ayant trouvé d’heureuses dispositions, ouvrit au jeune Gützloff une carrière plus en harmonie avec ses goûts. En 1827, il vint comme missionnaire à Batavia. Plus tard il alla à Bintang, où il étudia le chinois avec un zèle extraordinaire; au bout de deux ans, il le parlait déjà assez couramment pour pouvoir prêcher dans cette langue. En 1831, il se rendit à Macao, y établit des écoles pour les jeunes gens, et commença une traduction de la Bible en chinois. Il fonda, avec Morisson, une société pour la propagation des connaissances utiles en Chine, et publia en langue chinoise un magasin mensuel dont le but était d’inspirer aux Chinois le goût de l’histoire, de la géographie et de la littérature. Dans les années 1823 et 1833 il pénétra jusqu’à la province de So-Kien.

Les voyages de Gützloff ont conduit à des observations curieuses sur les divers dialectes de la Chine, et ont été aussi d’une grande utilité sous d’autres rapports, surtout pour la critique des derniers ouvrages publiés sur ce pays.

Il faut reconnaître son rare talent, louer sa fermeté persévérante dans l’exécution de ses projets, et admirer son zèle pour la science, comme sa foi courageuse.

Voy. Conversations Lexicon der Gegenwart (Dictionnaire de la conversation de notre temps.)

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings