Note 70 — PRÉFACE
Dr. (Nicolas) Perron translation
L’occasion se présente ici (et je ne puis la laisser échapper) de citer M. Ferdinand Werne, non pour son ouvrage sur l’expédition à la découverte des sources du Nil-Blanc, publication dont le mérite a été apprécié (Expedition zur entdeckung der quellen des Weissen-Nil ; Berlin, 1848), mais pour la tentative, qu’on peut y voir, d’enlever à M. d’Arnaud la gloire du premier voyage exécuté sur le Nil supérieur jusqu’à la latitude de 4° 42′ N. Ses efforts n’ont réussi qu’à relever le mérite et le courage de M. d’Arnaud, aux yeux des hommes équitables et de bonne foi ; tandis que les violentes et odieuses attaques de M. F. Werne n’ajouteront rien à ses titres personnels. Libre à lui de chercher à jeter du ridicule sur l’expédition française en Égypte ; il a écrit dans une ville où tout le monde, grâce à Dieu, ne partage pas sa manière de voir. Ce grand événement, après tout, a été le point de départ de bien des brillantes découvertes ; il a ouvert la voie à cent voyageurs, à M. F. Werne lui-même, qui se montre bien peu reconnaissant pour la France, et se fait le triste détracteur d’une époque si mémorable sous tous les rapports : j’ose en appeler à l’illustre baron de Humboldt, qui m’honore de son amitié depuis près d’un demi-siècle, à M. Carl Ritter, à MM. Lepsius, Ehrenberg, etc., et même à l’Académie royale des sciences de Berlin.