Note 6 — VOYAGE A MONTBARD
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M. de Buffon a toujours été fortement occupé de lui même, et préférablement à tout le reste. Comme je savois que beaucoup de femmes avoient reçu son hommage, je demandois si elles ne lui avoient pas fait perdre de temps. Quelqu’un qui le connoissoit parfaitement me répondit : « M. de Buffon a vu constamment trois choses avant toutes les autres : sa gloire, sa fortune et ses aises. Il a presque toujours réduit l’amour au physique seul. Voyez un de ses discours sur la nature des animaux, où, après un portrait pompeux de l’amour, il l’anéantit d’un seul trait et le dégrade en prétendant prouver qu’il n’y a que du physique, de la vanité, de l’amour-propre dans la jouissance. C’est là qu’est son invocation à l’amour : « On l’a mise à côté de celle de Lucrèce », me dit-il un jour. Les femmes lui en ont voulu à la mort de cet effort ou de cet abus de raison. Mme de Pompadour lui dit à Versailles : « Vous êtes un joli garçon !… »