Note 3 — MA VIE ET LES CAUSES DE MON EXIL.
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Je passe ici différentes anecdotes plaisantes, dont je me suis bien réjoui avec mes amis: car j'ai trouvé plus d'un homme sensible qui a secoué le préjugé, et m'a favorablement accueilli[3]. J'oserai même dire que je n'ai bien connu le cœur humain que dans cet état que la sotte vanité appelle abject, et que j'ai su honorer par ma conduite. Durant mon exil, j'ai consacré mes loisirs à recueillir tous ces traits; ils tiennent à la révolution, dont j'ai fait l'analyse. Il est prudent de laisser refroidir la lave du volcan. J'atteins le rivage; mon cœur, ivre de reconnoissance, est disposé à prouver au gouvernement qu'il n'a point fait un ingrat.