Note 158 — PRÉFACE (continued 2)
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Tolstoï a exprimé, maintes fois, son antipathie à l'égard des «ascètes qui agissent pour eux seuls, en dehors de leurs semblables». Il les met dans le même sac que les révolutionnaires ignorants et orgueilleux, «qui prétendent faire du bien aux autres, sans savoir ce qu'il leur faut à eux-mêmes... J'aime d'un même amour, dit-il, les hommes de ces deux catégories, mais je hais leurs doctrines de la même haine. La seule doctrine est celle qui ordonne une activité constante, une existence qui réponde aux aspirations de l'âme et cherche à réaliser le bonheur des autres. Telle est la doctrine chrétienne. Également éloignée du quiétisme religieux et des prétentions hautaines des révolutionnaires, qui cherchent à transformer le monde, sans savoir en quoi consiste le vrai bonheur.» (Lettre à un ami, publiée dans le volume intitulé Plaisirs cruels, 1895, trad. Halpérine-Kaminsky.)