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Victor Hugo à vingt ans

Note 51 — III

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D'après ce cachet et l'Armorial général de Riestap, les armes octroyées par Joseph, roi d'Espagne, au comte de Siguenza, étaient les suivantes:

Écartelé au Ier d'azur, à l'épée en pal d'argent garnie d'or, accompagnée en chef de 2 étoiles d'argent: au 2e de gueules au pont de 3 arches d'argent maçonné de sable, soutenu d'une eau d'argent et brochant sur une forêt de même; au 3e de gueules à la couronne murale d'argent; au 4e d'azur au cheval effrayé d'or.

Nous sommes loin, comme on voit, avec cet écu encombré de toute la ferblanterie héraldique de l'Empire, de la belle simplicité du blason des Hugo, de Lorraine:

D'azur à un chef d'argent, chargé de deux merlettes de sable

que donne d'Hozier et qui est encore, en Allemagne, celui des Hugo de Spitzemberg.

Plus tard, quand il plut à quelques généalogistes—ces gens-là sont sans pitié—de rattacher le général Hugo et ses fils à Georges Hugo (fils de Jean Hugo, capitaine des troupes de René II, duc de Lorraine), le vicomte Victor Hugo, pair de France, fit, ou laissa, figurer ces armes, du XVIe siècle, au-dessous de son nom dans les annuaires de la noblesse, notamment dans l'Armorial historique de la Noblesse de France, de Henri J.-G. de Milleville (Paris, Amyot. S. D.), p. 127.

Cependant, dans l'intimité, le grand poète était, paraît-il, le premier à rire de ces prétentions nobiliaires, y compris le fameux et si décoratif évêque de Ptolémaïs et le chapitre-noble de Remiremont. Les thuriféraires seuls les prirent jamais au sérieux.

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