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Victor Hugo à vingt ans

Note 44 — II

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Alexandre Soumet, né à Castelnaudary, en 1788, mort en 1845. Après avoir d'abord chanté Napoléon et le Roi de Rome, il se réconcilia avec les Bourbons qui le nommèrent successivement bibliothécaire des châteaux de Saint-Cloud, de Rambouillet et de Compiègne.

Très favorable aux théories romantiques, qu'il n'osait suivre lui-même que très timidement, Alexandre Soumet fut un des premiers défenseurs de Victor Hugo à ses débuts et collabora aux Lettres champenoises, sorte de «centre droit» entre les Romantiques et les Classiques, où il consacra également un article élogieux à Alfred de Vigny (tome VII); au Conservateur littéraire, dans lequel il rendit compte des Nouvelles Odes de Victor Hugo, au Mercure du XIXe siècle, et fit partie de la Société des Bonnes Lettres, où il devait lire, en 1826, sa Jeanne d'Arc.

Une élégie: La Pauvre fille, a plus contribué à rendre, un moment, son nom populaire, que ses tragédies: Clytemnestre (1822), Saül (1822), Elisabeth de France (1823), Jeanne d'Arc (1823), pour n'en citer que quelques-unes, qui lui ouvrirent, en 1834, les portes de l'Académie française.

Alexandre Soumet a laissé, à côté de son théâtre, un poème de longue haleine, témoignant d'un louable effort et où se trouvent de beaux vers, la Divine Epopée (1840).

Cf. Léon Séché: Études d'Histoire romantique.—Le Cénacle de la Muse française (Mercure de France, 1908, LXXII, pp. 385-417; LXXIII, pp. 24-57).

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