Note 162 — PRÉFACE. (continued 2)
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Belle et sçavante de la Trousse, Mon humeur aujourd'huy me pousse De vous decrire les combats, Les regrets et les embarras, Les retraittes et les tuëries De mesdames les Broderies, Des inutiles ornemens, Des Poincts, Dentelles, Passemens, Qui, par une vaine despence, Ruinoient aujourd'huy la France. Leurs vains efforts et le depit Qu'elles conceurent de l'edit Lequel, l'an mil six cent soixante[162], Rendit chacune mecontente; De plus, leurs imprecations, Leurs belles resolutions, Les desseins de chacune d'elles, La conversion des Dentelles, Qui vouloient par devotion S'enfermer en religion, Lors qu'une pauvre malheureuse, Qu'on appelle, dit-on, la Gueuse[163], Sans en craindre le dementy, Leur fit prendre un autre party, Où, dès lors qu'elles consentirent, Bientost après se repentirent De s'estre mises au hazard; Mais il estoit desjà trop tard. Et, pour punir leur entreprise, Je crois qu'une telle sottise Meritoit, comme on fit aussy, Que l'on leur fit crier mercy.