Note 156 — PRÉFACE. (continued 2)
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—Monsieur le lieutenant, ce n'est pas de maintenant que l'on tient que les jours des festes sont jours caniculaires à Paris; nous le cognoissons par le grand nombre d'inconveniens advenus les festes de la Magdelaine, Sainct-Jacques et Sainct-Philippes, où il s'est fait un pot-pourry de toutes sortes de folies; et de faict ma partie, nommée Jacques Grimaudets, compagnon menuisier, a eu un coup de baston sur la teste pour avoir, sur le pont Neuf, faict un affront à une honneste femme. Hierosme Tronquet, maistre savetier, a perdu son manteau en joüant à la bouloüaire. Philippes, l'épissié, a esté grommé[156] pour avoir chanté une chanson lubrique à la danse qui se faisoit au jardin de la royne Margueritte[157]. Laurens Bienvenu, la partie de Bois-Guillot, a perdu ses habits en se baignant, et bien battu pour avoir monstré ses triquebilles aux bourgeoises qui faisoient collation en l'isle Louvié. Marguerite Hastiveau, servante, a esté chassée par sa maistresse pour avoir dansé en l'isle avec des gens incognus. Le fils de Mathieu Langlois a esté noyé. Trois coupe-bourses ont esté prins aux jesuistes pendant la devotion. Deux soldats ont assassiné une bourgeoise, qui se meurt. Bref, l'un dance, l'autre pleure, l'autre meurt de faim. Monsieur le lieutenant, tous ces gens-là vous demandent justice.