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V. Blasco Ibáñez, ses romans et le roman de sa vie

Note 218 — XIII

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«En votre personne, Monsieur, nous voyons resplendir la moderne gloire de la littérature espagnole. Vous avez écrit beaucoup et vos lecteurs, disséminés dans l’Univers, se comptent par millions. Vos «Quatre Cavaliers» ont déjà, dans leur galop, fait le tour du monde et il s’est imprimé plus de deux cents éditions de ce seul roman. Vos œuvres révèlent le plus grand génie littéraire. Vous n’avez pas seulement le pouvoir de peindre avec vivacité les choses, mais d’en rendre la signification secrète. Profondément réalistes, tous vos écrits palpitent de sentiment humain. Les caractères que vous dessinez ont une force et une vigueur qui suggèrent les effigies d’un Rodin. Sur les pages du livre imprimé, vous, l’écrivain d’Espagne, avez tracé des peintures qui possèdent toute la vitale énergie, tout le passionné réalisme caractéristiques de ces grands peintres, vos compatriotes: Sorolla et Zuloaga. Ce ne furent pas vains compliments que formulèrent les critiques, en disant de vous que Zola n’avait pas été plus réaliste, ni Hugo plus brillant. Et nous autres, Nord-Américains, nous ne récuserons pas ce témoignage de l’un de nos plus grands romanciers, de William Dean Howels, proclamant, à propos d’un de vos romans, que «c’était l’un des plus pleins et des plus riches romans modernes, digne d’être placé à côté des plus grandes œuvres russes et au-dessus de tout ce qui a été fait jusqu’à présent en langue anglaise, roman dont le dénouement est aussi logiquement et cruellement tragique que celui des meilleures productions espagnoles existantes.»—Nous acceptons donc le verdict de ceux qui vous ont défini le premier des romanciers modernes, qui ont assigné à vos œuvres une place permanente dans la littérature universelle...»

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