Note (retour) — GEORGE SAND ET A. DE MUSSET
Reading edition
A ce moment-là, fin de juillet 1833, ils étaient tout à leur intimité naissante. Après Sainte-Beuve, que George Sand avait consulté à mesure qu'elle édifiait son roman, Musset, le premier, put lire Lélia terminée. Il en avait sans doute les épreuves. C'était vers le 18 juillet37. Il lui écrit qu'il aura lu son livre tout entier le soir même, et, si elle a toujours envie de grimper sur les tours de Notre-Dame, il lui propose de l'y accompagner. Il n'est encore question entre eux que d'«amitié sincère». Cette promenade assurément n'eut pas lieu. Le lendemain, Musset avait lu Lélia, et voici comme il exprimait son admiration à l'auteur,—un auteur qui était une femme dont il se sentait amoureux: