Note 570 — XXIII
Reading edition
C’est un trait fort exact de la mentalité des gens de cour que vient confirmer cette note de la Correspondance secrète, éditée par Lescure (I, 505, 24 septembre 1782): «L’ombre du comte de Maurepas continue à nous gouverner. Mᵐᵉ de Maurepas et l’abbé de Véri, son homme de confiance, en sont les organes. Le roi les consulte sur toutes les affaires importantes».
Mᵐᵉ de Maurepas avait acheté le 27 février (acte notarié Doillot), au prince de Conti, un domaine tout meublé qui prit le nom de Madrid-Maurepas, grâce aux 100.000 livres qu’elle avait reçues du roi, comme elle l’écrit à la duchesse d’Aiguillon. Elle l’avait payé 150.000 francs, et par la suite, elle devait se montrer peu satisfaite de son acquisition. Elle la légua à Mᵐᵉ de Flamarens, une de ses nièces, «engagiste du domaine». (H. de Grandsaigne et H.-G. Duchesne. Histoire du Château de Madrid, 1911.)—Quant à la propriété de Pontchartrain, elle était revenue, par héritage, à une petite-nièce de Maurepas, la duchesse de Brissac, fille du duc de Nivernois.