Note 409 — XVII
Reading edition
Mⁱˢ de Ségur. Au couchant de la monarchie. (D’après le Journal de Véri).—Par une coïncidence assez curieuse, Moreau (Souvenirs, t. II, pp. 196-197), raconte une partie de ces conférences à peu près dans les mêmes termes. «La princesse de Beauvau et la duchesse de Grammont soufflaient, dit-il, la haine dans le cœur de la reine.» Mais Véri le conseiller de Mᵐᵉ de Maurepas, Moreau celui de d’Aiguillon, avaient dû recevoir une même impression des deux côtés.
«Chaque jour, écrit M. de Nolhac (La Reine Marie-Antoinette, 1890, in-4º, p. 11), elle (la reine) attaque le ministre chez le roi: Mᵐᵉ de Maurepas, qui est sa tante, le défend auprès de son mari; mais celui-ci ne tient pas plus à ses amis qu’à ses principes: il abandonne d’Aiguillon à la reine. C’était d’ailleurs un maigre service qu’il rendait à Marie-Antoinette... Maurepas habite à Versailles très près du roi et peut pénétrer chez lui à toute heure par un escalier privé. Que de fois la reine est surprise de voir détruit le soir, sans qu’elle sache comment, l’effet d’un entretien du matin avec son mari!»