Note 259 — XIII
Reading edition
L’abbé Georgel. Mémoires (1820, 6 vol.), t. I, p. 251.
Plusieurs historiens, entre autres le duc de Broglie et M. de la Rocheterie, se sont apitoyés sur les angoisses de Marie-Thérèse, très consciente cependant du coup de force qui se préparait, quand un mois avant l’exécution (le 2 juillet 1772) elle écrivait à Mercy: «Rien au monde ne m’a fait plus de peine, mais surtout le tort que nous avons vis-à-vis de nos alliés et de l’Europe, comme si nous préférions un intérêt particulier à toute honnêteté et égards.» Ce qui ne l’empêche pas, à la fin de cette même lettre, d’invoquer la raison d’état qui doit justifier à ses yeux l’attentat imminent du 5 août. Dans un livre tout récent, M. de Pimodan exécute, lui aussi, mais avec certaines réserves, la duplicité de l’impératrice-reine: il met, en effet, le démembrement de la Pologne à l’actif de Joseph II, le fils de Marie-Thérèse, que sa mère avait fait nommer pour la forme corégent, après la mort de l’Empereur.