Note 255 — XIII
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Sans rappeler l’ancienne malveillance du Chancelier contre d’Aiguillon, Lebrun, celui qui devait être plus tard le prince architrésorier de l’Empire, donne dans ses Opinions (1831, p. 40) l’origine de l’antagonisme signalé par Mercy. Quand la Du Barry sollicitait pour son allié le poste des affaires étrangères, d’Aiguillon envoya auprès de Lebrun, inspecteur général des domaines de la Couronne, un de ses collègues, M. de C***, avec prière de «déterminer Maupeou à parler pour le duc». Et l’émissaire ajoutait que si d’Aiguillon «n’avait pas l’obligation de sa place» au chancelier, il «serait son ennemi». Lebrun résume ainsi l’anecdote: «Le roi céda de lassitude: M. d’Aiguillon fut nommé. Il se souvint bien qu’il ne le devait pas à M. de Maupeou; et sans doute il me fit l’honneur de croire que j’avais été pour quelque chose dans son silence.»