Note 220 — CHAPITRE IV L'IMPRESSION
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«… les formes arrondies de l'onciale (d'où est issue la lettre tournure).» (Lecoy de la Marche, les Manuscrits et la Miniature, p. 153.) Notons encore qu'on nomme lettres filigranées des initiales particulières de même aux anciens manuscrits, majuscules ornées de fioritures très déliées, d'une sorte de filigrane, «fil ténu, capricieusement enroulé et engendrant des espèces de graines ou de petites boules». (Id., loc. cit., pp. 154-156); lettres dragontines, appelées aussi saxonnes, d'autres initiales d'anciens manuscrits «terminées par des têtes et des queues de serpents, bordées de points, garnies, dans leurs massifs, de perles, d'entrelacs et de monstres enchevêtrés». (Id., loc. cit., p. 263.) Rappelons enfin que les caractères gothiques des premiers livres portent le nom de lettres de forme et de lettres de somme, celles-ci moins anguleuses, moins hérissées de pointes que celles-là. C'est de lettres de somme que se servirent Gutenberg, Fust et Schoeffer, les inventeurs de l'imprimerie. (Cf. Lalanne, loc. cit., p. 103.)