Note 87 — CHAPITRE I[6] L'AMOUR DES LIVRES ET DE LA LECTURE
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Et tant de fois altérée et faussée, car cette admirable page a eu le sort des Provinciales et des Pensées de Pascal, «qu'on tronque toujours quand on le cite», selon la piquante réflexion de M. Ferdinand Brunetière (Histoire et Littérature, t. I, p. 314). Comme exemples de ces inexactitudes et déformations, cf. Fontaine de Resbecq, Voyage litt. sur les quais de la Seine, p. 134;—Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., 3e édit., t. II, pp. 163-164;—etc. Le pieux Jean Darche a fait mieux: il s'est approprié le texte, l'a démarqué et rebaptisé, puis l'a terminé en sermon: «Mais, ô mon Dieu! rien n'est stable en ce monde! et ce sera bien ma faute si… Amen!» (Essai sur la lecture, pp. 374-375.)—Cet article de Silvestre de Sacy a paru dans le Journal des Débats du 25 octobre 1853, et il fait partie des Variétés littéraires, morales et historiques de cet écrivain (Paris, Didier-Perrin, 1884; 2 vol. in-12; 5e édit.: la 1re édit. est de 1858), t. I, pp. 242-255. «L'article mémorable… chef-d'œuvre de M. de Sacy, a été celui du mardi 25 octobre 1853, sur le Catalogue de la bibliothèque de feu J.-J. de Bure.» (Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. XIV, p. 191.)