Note 6 — CHAPITRE I[6] L'AMOUR DES LIVRES ET DE LA LECTURE
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Selon les Règles typographiques de la librairie Hachette (pp. 1, 22 et 50), nous écrivons «Chapitre I», comme on écrit «Chapitre II, III, IV,» etc., et non «Chapitre premier», forme employée par la plupart des imprimeurs. Autant que possible, nous suivrons d'ailleurs, dans le cours du présent livre, la marche (c'est-à-dire l'ensemble des règles typographiques) de la librairie Hachette, qui est aussi la marche adoptée par l'imprimerie Lahure. Quantité de ces règles sont non seulement très minutieuses, mais aussi très variables et sujettes à caution et à discussions. Sans parler de la ponctuation, l'emploi des lettres majuscules et des caractères italiques donne lieu notamment à des incertitudes et des tâtonnements continuels. Écrira-t-on: Ministère de l'Intérieur, ou Ministère de l'intérieur, ou ministère de l'Intérieur, ou ministère de l'intérieur? Bibliothèque Nationale, ou Bibliothèque nationale, ou bibliothèque nationale? L'architecture du Moyen Age, ou du moyen âge? De même, à quels mots mettra-t-on des majuscules dans: le Traité des études de Rollin, la Nouvelle Héloïse de Rousseau, les Précieuses ridicules de Molière, De l'esprit des lois de Montesquieu? Les titres des livres, journaux, etc., devant toujours être composés en italique (caractères penchés) lorsque le texte est en romain (caractères droits, analogues à ceux-ci), nous avons le choix entre: Je lis le Temps, Je lis le Temps, et Je lis Le Temps. Cette dernière marche, très justifiable, puisqu'elle reproduit le titre exact du journal, est suivie par de bonnes imprimeries et d'excellentes publications, comme la Revue universelle, que dirige avec tant de compétence et de goût M. Georges Moreau. La seconde marche: Je lis le Temps, conserve l'italique au titre entier, mais met une minuscule à l'article, ce titre se trouvant compris dans le texte, et la majuscule à l'article n'étant de règle qu'au début de la phrase. C'est la marche que nous adoptons, tout en reconnaissant que la précédente est tout aussi défendable et satisfaisante. Quant à la première: Je lis le Temps, elle a encore des partisans; ils considèrent ici l'article, non comme appartenant au titre du journal, mais «comme partie intégrante de la phrase, et il est évident alors qu'il faut l'exprimer comme elle, c'est-à-dire en romain,» selon le conseil de Daupeley-Gouverneur, dans son manuel le Compositeur et le Correcteur typographes, p. 119. Au début d'un ouvrage concernant «le Livre», ces courtes observations typographiques ne paraîtront sans doute pas inopportunes. (Outre les deux sources citées ci-dessus, voir sur ces questions: Auguste Tassis, Guide du correcteur, passim;—Émile Leclerc, Typographie (Manuels Roret), chap. V, pp. 111-198;—E. Desormes, Notions de typographie à l'usage des écoles professionnelles: Lecture des épreuves, pp. 280-321;—etc.)