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Un grand missionnaire

Note 158 — CHAPITRE II LA RÉSURRECTION DE L’ÉGLISE D’AFRIQUE

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Émile Ollivier, l’Église et l’État au concile du Vatican, II, p. 97 (Paris, Garnier). On lit dans le Journal de M. Icard, alors directeur au séminaire de Saint-Sulpice, à la date du 4 février 1870 : « Mgr Lavigerie a dit au cardinal Antonelli que dans la situation où était le Concile, il était d’une importance extrême de ne pas amener un éclat et des controverses qui agiteraient les évêques ; que le pape ne peut guère prendre une initiative dans une affaire qui lui semble personnelle ; que la congrégation des « postulata » ne le devrait pas non plus, puisqu’elle n’agit que sous le gré du pape ; mais qu’un évêque pourrait très bien amener une ouverture dans la discussion du schéma de l’Église : si l’on insère dans ce schéma le chapitre du Concile de Florence, l’évêque demandera que, comme il s’est élevé des controverses sur l’interprétation de ce chapitre, les Pères déclarent que l’on doit l’entendre en ce sens, que, lorsqu’un pape déclare solennellement à l’Église que telle vérité est révélée et enseignée par la tradition, son jugement est irréformable. De cette manière, on ne sépare pas le pape de l’Église, on ne donne pas occasion aux hommes prévenus de croire que le pape peut définir ce que bon lui semblera. L’idée de l’archevêque d’Alger est utile ; il y a là un acheminement à la paix ; on ne sépare pas le pape de l’Église ; on écarte l’hypothèse d’une infaillibilité séparée. Je crois que l’on peut disposer les termes du schéma de manière à lui concilier le plus grand nombre de suffrages. » (Communication de M. l’abbé Mourret.)

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