Note (retour) — ACTE QUATRIÈME.
François Guizot translation · Edition 7
TITUS.--Il me fait tort de m'éconduire ainsi avec ses délais; je me plongerai dans le lac brûlant de l'abîme, et je saurai arracher la Justice de l'Achéron par les talons.--Marcus, nous ne sommes que des roseaux; nous ne sommes pas des cèdres; nous ne sommes pas des hommes charpentés d'ossements gigantesques, ni de la taille des cyclopes; mais nous sommes de fer, Marcus, nous sommes d'acier jusqu'à la moelle des os, et cependant nous sommes écrasés de plus d'outrages que notre dos n'en peut supporter.--Puisque la Justice n'est ni sur la terre ni dans les enfers, nous solliciterons le ciel et nous fléchirons les dieux pour qu'ils envoient la Justice ici-bas pour venger nos affronts. Allons, à l'ouvrage.--Vous êtes un habile archer, Marcus. (Il lui donne des flèches.) Ad Jovem 23, voilà pour toi.--Ici, ad Apollinem 24, ad Martem 25. C'est pour moi-même.--Ici, mon enfant, à Pallas.--Ici, à Mercure.--A Saturne, Caïus, et non pas à Saturninus.--Il vaudrait autant tirer contre le vent.--Allons, à l'oeuvre, enfant. Marcus, tire quand je te l'ordonnerai. Sur ma parole, j'ai écrit cette liste à merveille: il ne reste pas un dieu qui n'ait sa requête.