Note 392 — Chapter X
Reading edition
Cf. M. Martha, “Un chrétien devenu païen,” in his Études Morales: “La philosophie prit tout à coup des allures mystiques et inspirées, elle entoura de savantes ténèbres la claire mythologie compromise par sa clarté; à ses explications symboliques elle mêla les pratiques mystérieuses des cultes orientaux, à sa théologie subtile et confuse les redoutables secrets de la magie: elle eut ses initiations clandestines et terribles, ses enthousiasmes extatiques, ses vertus nouvelles souvent empruntées au christianisme, ses bonnes œuvres, ses miracles même. En un mot, elle devint la théurgie, cet art sublime et suspect qui prétend pouvoir évoquer Dieu sur la terre et dans les âmes. Le christianisme rencontrait donc non plus un culte suranné, facile à renverser, mais une religion vivante, puisant son énergie dans sa défaite, défendu par des fanatiques savants dont le sombre ferveur et l’éloquence illuminée étaient capables d’entraîner aussi une armée de prosélytes.”