Note 113 — CANTO III.
Reading edition
“Un mélange bizarre de grandeur d’àme et de foiblesse entroit dès cette époque (l’onzième siècle) dans le caractère des Romains. Un mouvement généreux vers les grandes choses faisoit place tout-à-coup à l’abattement; ils passoient de la liberté la plus orageuse, à la servitude la plus avilissante. On auroit dit que les ruines et les portiques déserts de la capitale du monde, entretenoient ses habitans dans le sentiment de leur impuissance; au milieu de ces monumens de leur domination passée, les citoyens éprouvoient d’une manière trop décourageante leur propre nullité. Le nom des Romains qu’ils portoient ranimoit fréquemment leur enthousiasme, comme il le ranime encore aujourd’hui; mas bientôt la vue de Rome, du forum désert, des sept collines de nouveau rendues au pâturage des troupeaux, des temples désolés, des monumens tombant en ruine, les ramenoit à sentir qu’ils n’étoient plus les Romains d’autrefois.”—Sismondi, Histoire des Républiques Italiennes, vol. i. p. 172.