Note 85 — Chapter VI
Reading edition
Hamburgh, June 12, 1801.
Mr. Clementi, Mon Cher Clementi,—
J'ai reçu avec un extrême plaisir votre lettre, aussi que L'Autoscript dans celle de ma femme, je suis extremement touché du désir que vous témoignez de me revoir à Londres, mais etant une fois dans le Continent je ne puis résister au désir de faire une visite à mon Père, d'autant plus qui je Lui ai déja écrit que je viendrai pour Sure le voir cette eteé, je sçais par Ses lettres qu'il attend ce moment comme la plus grande, et peut-être, la dernière jouissance de sa Vie; tromper dans une pareille attente un Viellard de 70 ans, ce serait anticiper sur sa mort, d'ailleurs en arrivant en Angleterre tout de suite je ne ferais également que manger mon argent, ou bien celui de ma femme jusqu'à l'hiver prochain, aussi ma resolution est prise de faire le Voyage de la Boheme; voire en passant Dresde, Prague et Vienne, ou je sçais que je puis gagner de quoi me defrayer de tout mon voyage, et au dela: et de revenir a Londres vers le Novembre, vous pouvez compter ladessus, mais surtout sur le plaisir que j'aurai de revoir et d'embrasser un ami tel que vous—Mardi prochain part d'ici pour Londres un commis de Mr. Parish un des premiers Banquiers d'ici qui vous remetra en mains propres, par un de vos associés, mes trois nouvelles Sonates,—je suis occupé a metre au net. Les trois Concertinos qui vous recevrez aussi dans une quinzaine au plus tard, dont j'espere qui vous serez assez content, etant le meilleur ouvrage que j'ai jamais fait in the Selling Way, adieu mon cher Clementi, Les oreilles doivent souvent vous tinter, car je parle constamment de vous a tout le monde, car tout le monde aime qu'on leur parle de leurs connaissances, or vous êtes de la connaissance de tout le monde, adieu.
Votre ami,
Dussek.
Messrs Longman, Clementi, & Co., Gentelmen And Friends,—
I beg you would do your possible to send to me the two grand instruments immediately, for the two Gentelmen whom I have persuaded to purchase them after they have heard my own, are very impatient about it, and I am afraid if I do not receive a decided Answer from you about it or the connoisement, wich I may Show them, they will be induced to Buy some of their German Instruments as they are pretty well influenced by the Capel Master of this Town who is a tolerable great As in Music and an illnatured Antianglomane, besides I expect it as the means to make my Journey to Bohemia, therefore I hope you will be so good, and make the greatest Speed you can—you will see by the above that I intend to be in London about November Next, when I will be very happy to settle with you what may Balance in our account and to continue faithfull to our agreement.
Believe me,
Gentelmen and Friends,
Yours faithfully,
Dussek.
You have no Idea how many proposals I have received from London about my Compositions, some of them will make you Laugh.