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The Life and Letters of Ogier Ghiselin de Busbecq, Volumes 1 and 2

Note 253 — LETTER IV. (continued 2)

Reading edition

‘Alvaro de Sandé fit tres bien à la bataille de Gerbes, là où combattant vaillamment il fut pris et mené à Constantinople en signe de triumphe et presenté au grand Solyman, qui le fit garder fort curieusement et estroictment, en faisant serment sur son grand dieu Mahom(!) qu’il ne luy feroit jamais plus la guerre, et qu’il vieilliroit et mourroit en prison sans le vouloir jamais mettre à rançon; car il sçavoit bien que le roy d’Espagne son maistre le rechapteroit de beaucoup. Enfin, voyant que pour or ny argent il ne le pouvoit faire rançonner ny avoir, il envoya prier avec grande suplication le roy Charles, son beau et bon frere, par le moyen de ceste bonne Reyne d’Espaigne sa sœur, d’envoyer une ambassade vers le Grand Seigneur pour le luy demander et le luy donner; dont le Roy (comme je le vis moy estant lors à la Cour) despescha aussitost M. le chevalier de Salvyaty, qui a esté depuis premier escuyer de la reyne de Navarre, homme fort digne pour ceste charge, et fort habile, qu en fit l’ambassade, avec danger de sa vie, pourtant qu’il courut par les chemins, me dict il à son retour. Le Grand Seigneur du commancement en fit un peu de refus à ce qu’il me dict; mais vaincu par prieres du Roy, il ne l’en voulut refuser, et le luy accorda pour la premiere demande qu’il luy avoit faicte, parce que c’estoit son avenement à la couronne: outre plus, luy envoya les plus belles offres du monde. Par ainsy ledict chevalier s’en retourna libre avec son prisonnier, qui ne pensoit rien moins à cela devoir à nostre Roy sa vie et sa liberté.’—Brantôme, i. 218.

It is needless to point out the absurdities and gross inaccuracies of this account, which is given by Salviati’s friend. It is contradicted by the despatches of the French representative at Constantinople, which show that Salviati’s mission was a complete failure: ‘Solyman ne se souvenant plus de ses parolles et de ce qu’il avoit escrit au roy dernièrement par M. le chevalier Salviati, que sa foy ne permettoit point de délivrer les chrestiens pris en bataille, accorda la délivrance desdits trois chevaliers espagnols, à la premiere requeste et instance que Ferdinand luy en a faicte soubz ombre de cent cinquante esclaves turcqs qu’ilz ont promis dellivrer.’—Charrière, Négotiations de la France dans le Levant, ii. 704.

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