Note 56 — Chapter I
Reading edition
Washington makes a labored defense of his conduct in the affair of M. de Jumonville, in the "Journal of his Expedition to the Ohio." In M. de Villiers's "Journal of his Campaign," he always uses the term "assassination" with reference to his brother's death. The only notice he takes of the broken terms of the capitulation is, "The consternation of the English was so great, when they heard the French savages laid claim to the pillage, that they ran away and left behind them even their flag and a pair of their colors."—Translation of M. de Villiers's Journal, July 4th, 1754.
The following is the testimony of the Canadian historian, Garneau: "Le 17 Mai (1754), au soir M. de Jumonville s'était retiré dans une vallon profond et obscur, lorsque des sauvages qui rôdaient le découvrirent et en informèrent le Colonel Washington, qui arrivait dans le voisinage avec ses troupes. Celui-ci marcha toute la nuit pour le cerner, et le lendemain au point du jour il l'attaqua avec précipitation, marchant comme à une surprise à la tête de son détachment. Jumonville fut tué avec neuf hommes de sa suite. Les Français prétendent que ce deputé fit signe qu'il était porteur d'une lettre de son commandant, que le feu cessa, et que ce ne fut qu'après que l'on eût commencé la lecture de la sommation que les assaillans se remirent à tirer. Washington affirme qu'il étoit à la tête de la marche, et qu'aussitôt que les Français le virent, ils coururent à leurs armes sans appeller, ce qu'il aurait dû entendre s'ils l'avaient fait. Il est probable qu'il y a du vrai dans les deux versions: l'attaque fut si précipitée qu'il dût s'ensuivre une confusion qui ne permit pas de rien démêler; mais s'il n'y a pas eu d'assassinat, on se demandera toujours pourquoi Washington avec des forces si supérieures à celles de Jumonville, montra une si grande ardeur pour le surprendre au point du jour comme s'il eût été un ennemi fort à craindre? Ce n'était point certainement avec 30 hommes que Jumonville était en état d'accepter le combat.... Tels sont les humbles exploits par lesquels le futur conquérant des libertés Américaines commença sa carrière.... La victoire que M. de Villiers venoit d'obtenir, fut le premier acte de ce grand drame de 29 ans, dans lequel la puissance Française et Anglaise devait subir de si terribles échecs en Amérique."—Histoire du Canada, vol. ii., p. 541 (Quebec, 1846).