Note 248 — Chapter VII
Reading edition
See Stephens's "Incidents of Travel in Central America," vol. ii., p. 346.
"Les croix qui ont tant excité la curiosité des conquistadores à Coqumel, à Yucatan, et dans d'autres contrées de l'Amérique ne sont pas 'des contes de moines,' et méritent, comme tout ce qui a rapport au culte des peuples indigènes du Nouveau Continent, un examen plus sérieux. Je me sers du mot culte, car un relief conservé dans les ruines de Palenque, de Guatemala, et dont je possède une copie, ne me paraît laisser ancun doute qu'une figure symbolique en forme de croix étoit un objet d'adoration. Il faut faire observer cependant qu'à cette croix manque le prolongement supérieur, et qu'elle forme plutôt la lettre tau. Des idées qui n'ont ancun rapport avec le Christianisme ont pu être symboliquement attachées à cet emblême Egyptien d'Hermès, si célébre parmi les Chrétiens depuis la destruction du temple de Sérapis à Alexandrie sous Théodose le Grand. (Rufinus, Hist. Eccles., lib. ii., cap. xxix., p. 294; Zozomenes, Eccl. Hist., lib. iii., cap. xv.) Un bâton terminé par une croix se voit dans la main d'Astarté sur les monnaies de Sidon au 3me siècle avant notre ère. En Scandinavie, un signe de l'alphabet runique figurait le marteau de Thor, très semblable à la croix du relief de Palenque. On marquoit de cette rune, dans les tems payens, les objets qu'on vouloit sanctifier." (Voyez l'excellent Traité de M. Guillaume Grimm. Ueber Deutsche Runen, p. 242.)—Humboldt, Géographie de Nouveau Continent, vol. ii., p. 356.
"Laët avoue qu' Herrera parle d'une espèce de baptême, et de confession usitée dans Yucatan et dans les isles voisines, mais il ajoute qu'il est bien plus naturel d'attribuer toutes ces marques équivoques de Christianisme qu'on a cru apercevoir en plusieurs provinces du Nouveau Monde au démon qui a toujours affecté de contrefaire le culte du vrai Dieu." Charlevoix adds, "Cette remarque est de tous les bons auteurs qui out parle de la religion des peuples nouvellement découverts, et fondée sur l'autorité des pères de l'Eglise."—Charlevoix, tom. v., p. 28.