Note 258 — Chapter VII
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"Une jeune sauvagesse voyant sa sœur mourante, par la quantité de ciguë qui elle avoit pris dans un dépit, et déterminé à ne faire aucun remède pour se garantir de la mort, pleuroit à chaudes larmes, et s'efforçoit de la toucher par les liens du sang, et de l'amitié qui les unissoit ensemble. Elle lui disoit sans cesse, 'C'en est donc fait; in veux que nous ne nous retrouvions jamais plus, et que nous ne nous revoyions jamais?' Le missionnaire, frappé de ces paroles, lui en demanda la raison. 'Il me semble,' dit-il, 'que vous avez un pays des âmes, où vous devez tous vous reünir à vos ancêtres; pourquoi donc est ce que tu parles ainsi à la sœur?' 'Il est vrai,' reprit-elle, 'que nous allons tous au pays des âmes; mais les mechants, et ceux en particulier, qui se sont dêtruits eux-mêmes par un mort violente, y portent la peine de leur crime; ils y sont séparés des autres, et n'ont point de communication avec eux: c'est là le sujet de mes peines.'"—Lafitau, tom. i., p. 404. See Appendix, LII. (vol. II.)