← Table of contents
The Conquest of Canada, Vol. 1

Note 222 — Chapter VI

Reading edition

Dans les régions anciennement agricoles de l'Amérique méridionale les conquérans Européens n'ont fait que suivre les traces d'une culture indigène. Les Indiens sont restés attachés au sol qu'ils ont défriché depuis des siècles. Le Mexique seul compte un million sept cent mille indigènes de race pure, dont le nonbre augmente avec la même rapidité que celui des autres castes. Au Mexique, à Guatemala, à Quito, au Pérou, à Bolivia, la physionomie du pays, à l'exception de quelques grandes villes, est essentiellement Indienne; dans les campagnes la varieté des langues s'est conservée avec les mœurs, le costume et les habitudes de la vie domestiqne. Il n'y a de plus que des troupeaux de vaches et de brebis, quelques céreales nouvelles et les cérémonies d'une culte qui se mêlé à d'antiques superstitions locales. Il faut avoir vécu dans les hautes plaines de l'Amérique Espagnole ou dans la conféderation Anglo-Américain pour sentir vivement combien ce contraste entre des peuples chasseurs et des peuples agricoles, entre des pays lontems barbares ou des pays offrant d'anciennes institutions politiques et une législation indigène très developpée, a facilité ou entravé la conquête, influé sur les formes des premiers établissement européens, conservé même de nos jours aux différentes parties de l'Amérique indépendante, un caractère ineffaçable. Déjà le père Joseph Acosta qui a étudié sur les lieux mêmes les suites du grand drame sanguinaire de la conquête a bien saisi ces différences frappantes de civilisation progressive et d'absence entière d'ordre social qu'offrait le nouveau-monde à l'époque de Christopher Colomb, ou peu de tems après la colonisation par les Espagnols.—Hist. Nat. y Moral. lib. vi., cap. ii.; Humboldt's Géographie du Nouveau Continent, tom. i., p. 130.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings