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The Conquest of Canada, Vol. 1

Note 375 — Chapter XII

Reading edition

"Cette ville a été nominée Ville Marie par ses fondateurs, mais ce nom n'a pu passer dans l'usage ordinaire; il n'a lieu que dans les actes publics, et parmi les seigneurs, qui en sont fort jaloux."—Charlevoix. When the foundations of the city of Montreal were first laid, the name given to it was Ville Marie. Bouchette, vol. i., p. 215; La Hontan, vol. xiii., p. 266.

Charlevoix gives the following account of the formation and progress of the remarkable settlement at Montreal: "Quelques personnes puissantes, et plus recommandable encore par leur piété et par leur zèle pour la religion, formèrent donc une société, qui se proposa de faire en grand à Montréal, ce qu'on avoit fait en petit à Sillery. Il devoit y avoir dans cette isle une bourgade Françoise, bien fortifiée, et à l'abri de toute insulte. Les pauvres y devoient être reçus, et mis en état de subsister de leur travail. On projetta de faire occuper tout le reste de l'isle par des sauvages, de quelque nation qu'ils fussent, pourvû qu'ils fissent profession du Christianisme, ou qu'ils voulussent se faire instuire de nos mystères, et l'on étoit d'autant plus persuadé qu'ils y viendraient en grand nombre qu' outre un asile assuré contre les poursuites de leurs ennemis, ils pouvoient se promettre des secours toujours prompts dans leurs maladies, et contre la disette. On se proposoit même de les policer avec le tems, et de les accoûtumer à ne plus vivre que du travail de leurs mains. Le nombre de ceux qui entroient dans cette association fut de trente-cinq; des cette année 1640, en vertu de la concession que le roi lui fit de l'isle, elle en fit prendre possession à la fin d'une messe solennelle, qui fut célébrée sous une tente. Le quinzième d'Octobre l'année suivante, M. de Maisonneuve fut déclaré gouverneur de l'isle. Le dix-septième de May suivant, le lieu destiné à l'habitation Françoise fut béni par le Supérieur des Jésuites, qui y célébra les saints mystères, dédia à la mère de Dieu une petite chapelle, qu'on avoit bâtie, et il y laissa le St. Sacrement. Cette cérémonie avoit été précédé d'une autre, trois mois auparavant, c'est à dire vers la fin de Février: tous les Associés s'etant rendus un Jeudi matin à Nôtre Dame de Paris, ceux qui étoient prêtres, y dirent la messe, les autres communièrent à l'autel de la Vierge et tous supplièrent la reine des anges de prendre l'isle de Montréal sous sa protection. Enfin le quinze d'Août, la fête de l'Assomption de la mère de Dieu fut solemnisée dans cette isle avec un concours extraordinaire de François et de sauvages. On ne négligea rien dans cette occasion pour intéresser le ciel en faveur d'un établissement si utile, et pour donner aux infidèles une haute idée de la religion Chrétienne."—Charlevoix, tom. i., p. 345.

In the year 1644 Charlevoix says, "L'isle de Montréal se peuploit insensiblement, et la piété de ces nouveaux colons disposoit peu à peu les sauvages qui les approchoient à se soûmettre au jong de la foi." In 1657, however, it was considered that "les premiers possesseurs de l'isle n'avoient pas poussé l'établissement autant qu'on avoit d'abord espéré." and it was therefore ceded to the Seminary of St. Sulpice in Paris. From that time the establishment made a rapid progress, M. de Maisonneuve still continuing its governor, after it had changed masters. He was a man of ability and piety: under his auspices the order of "Filles de la Congrégation" was established at Montreal by Margaret Bourgeois, who had accompanied the first settlers on the island from France. For the details of this admirable institution see Charlevoix, tom. ii., p. 94. He speaks of it with justice as one of the brightest ornaments of New France.

"Jusqu' en l'année 1692, la justice particulière de Montréal appartenoit à Messieurs du Séminaire de St. Sulpice, en qualité de seigneurs. Ils en donnèrent alors leur démission au roi, à condition que l'exercice leur en resteroit dans l'enclos de leur séminaire, et dans leur ferme de St. Gabriel, avec la propriété perpétuelle et incommutable du Greffe de la justice royale, qui seroit établie dans l'isle, et la nomination du premier juge."—Charlevoix, tom. ii., p. 140.

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