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The Conquest of Canada, Vol. 1

Note 3 — Chapter I

Reading edition

"La longueur de la terre habitée comprise entre les méridiens des îles Fortunées et de Sera étoit, d'après Marin de Tyr (Ptol., Geogr., lib. i., cap. 11) de 15 heures ou de 225°. C'étoit avancer les côtes de la Chine jusqu'au méridien des îles Sandwich, et réduire l'espace à parcourir des îles Canaries aux côtes orientales de l'Asie à 135°, erreur de 86° en longitude. La grande extension de 23-1/2° que les anciens donnoient à la mer Caspienne, contribuoit également beaucoup à augmenter la largeur de l'Asie. Ptolémée a laisse intacte, dans l'évaluation de la terre habitée, selon Posidonius, la distance des îles Fortunées au passage de l'Euphrate à Hiérapolis. Les reductions de Ptolémée ne portent que sur les distances de l'Euphrate à la Tour de Pierre et de cette tour à la métropole des Seres. Les 225° de Marin de Tyr deviennent, selon l'Almagest (lib. ii., p. 1) 180°, selon la Géographie de Ptolémée (lib. i., p. 12) 177-1/4°. Les côtes des Sinæ[4] reculent donc du méridien des îles Sandwich vers celui des Carolines orientales, et l'espace à parcourir par mer en longitude n'étoit plus de 135°, mais de 180° à 182-3/4°. Il étoit dans les intérêts de Christophe Colomb de préférer de beaucoup les calculs de Marin de Tyr à ceux de Ptolémée et a force de conjectures Colomb parvient à restreindre l'espace de l'Océan qui lui restait à traverser des îles du cap Vert au Cathay de l'Asie orientale à 128°" (Vida del Almirante).—Humboldt's Géographie du Nouveau Continent, vol. ii., p. 364.

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