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The collected works of William Hazlitt, Vol. 01 (of 12)

Note 57 — THE ROUND TABLE (continued 3)

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We shall here give one passage as an example, which has always appeared to us the very perfection of this kind of personal and local description. It is that where he gives an account of his being one of the choristers at the Cathedral at Chambery: ‘On jugera bien que la vie de la maîtrise toujours chantante et gaie, avec les Musiciens et les Enfans de chœur, me plaisoit plus que celle du Séminaire avec les Peres de S. Lazare. Cependant, cette vie, pour être plus libre, n’en étoit pas moins égale et réglée. J’étois fait pour aimer l’indépendance et pour n’en abuser jamais. Durant six mois entiers, je ne sortis pas une seule fois, que pour aller chez Maman ou à l’Église, et je n’en fus pas même tenté. Cette intervalle est un de ceux où j’ai vécu dans le plus grand calme, et que je me suis rappelé avec le plus de plaisir. Dans les situations diverses où je me suis trouvé, quelques uns out été marqués par un tel sentiment de bien-être, qu’en les remémorant j’en suis affecté comme si j’y étois encore. Non seulement je me rappelle les tems, les lieux, les personnes, mais tous les objets environnans, la température de l’air, son odeur, sa couleur, une certaine impression locale qui ne s’est fait sentir que là, et dont le souvenir vif m’y transporte de nouveau. Par exemple, tout ce qu’on répétait a la maîtrise, tout ce qu’on chantoit au chœur, tout ce qu’on y faisoit, le bel et noble habit des Chanoines, les hasubles des Prêtres, les mitres des Chantres, la figure des Musiciens, un vieux Charpentier boiteux qui jouoit de la contrebasse, un petit Abbé biondin qui jouoit du violon, le lambeau de soutane qu’après avoir posé son épée, M. le Maître endossoit par-dessus son habit laïque, et le beau surplis fin dont il en couvrait les loques pour aller au chœur; l’orgueil avec lequel j’allois, tenant ma petite flûte à bec, m’établir dans l’orchestre, à la tribune, pour un petit bout de récit que M. le Maître avoit fait exprès pour moi: le bon diner qui nous attendoit ensuite, le bon appétit qu’on y portoit:—ce concours d’objets vivement retracé m’a cent fois charmé dans ma mémoire, autant et plus que dans la realité. J’ai gardé toujours une affection tendre pour un certain air du Conditor alme syderum qui marche par iambes; parce qu’un Dimanche de l’Avent j’entendis de mon lit chanter cette hymne, avant le jour, sur le perron de la Cathédrale, selon un rite de cette eglise là. Mlle. Merceret, femme de chambre de Maman, savoit un peu de musique; je n’oublierai jamais un petit motet afferte, que M. le Maître me fit chanter avec elle, et que sa maîtresse écoutait avec tant de plaisir. Enfin tout, jusqu’à la bonne servante Perrine, qui étoit si bonne fille, et que les enfans de chœur faisoient tant endêver—tout dans les souvenirs de ces tems de bonheur et d’innocence revient souvent me ravir et m’attrister.’—Confessions, LIV. iii. p. 283.

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