Note 68 — WINE.
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“Il y a pour le Gourmet plus de soixante sortes de vins;—il n’y en a que trois pour le Chimiste;—savoir, les vins mousseux, les vins faits, les vins sucrés. Le sucre existe tout formé par la nature dans les raisins mûrs de tous les pays; sa proportion fait la principale différence des vins; c’est le sucre seul qui établit la fermentation vineuse: si l’on enferme le vin avant qu’elle soit terminée, le gaz, qui était sur le point de s’échapper, reste dans la liqueur, et le vin est mousseux. Ce gaz est de l’acide carbonique, le même air qui fait mousser le cidre, la bière, l’hydromel, et les eaux minérales de Seltz, de Chateldon. Il est dangereux à respirer en quantité, puisqu’il asphyxie les animaux; mais il est très-salubre à boire ainsi combiné. Si, au contraire, la fermentation est terminée, le sucre s’est changé dans le vin, en eau de vie, qui tient en dissolution le tartre, le principe colorant, et le principe extractif du raisin. Voilà, ce qui constitue les vins faits; ils ne moussent plus, et ils sont plus ou moins généreux suivant les proportions de leurs principes.
“Enfin, quand le sucre naturel au raisin est trop abondant pour fermenter en totalité, une portion reste dans la liqueur sous forme de Sirop, et constitue les vins sucrés d’Espagne, de Constance, etc.—La différence de saveur dépend d’un arôme particulier, propre au raisin de chaque climat.”—Cours Gastronomique, 8vo. 1809. p. 289.