Note 164 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Cependant la cour commençoit à s'alarmer: le savant équilibre qu'elle s'étoit flattée de maintenir entre le clergé et le parlement, et à la faveur duquel elle comptoit les dominer tous les deux, commençoit trop visiblement à se rompre. Ce n'étoit plus seulement l'Église que la magistrature attaquoit: endoctrinée par les Jansénistes, et déjà exercée à leur tactique, elle attaquoit aussi le pouvoir royal, chaque fois qu'elle y rencontroit quelque obstacle à ses desseins. Cette ligue que les séductions du parlement de Paris avoient commencé à former avec les parlements de province, qu'il prétendoit ne faire avec lui qu'un parlement unique réparti en diverses classes[164], les maximes anarchiques de la souveraineté du peuple, d'un contrat primitif entre le prince et les sujets, que professoient hautement les publicistes philosophes, et qui, des écrits de ces sophistes, avoient plusieurs fois passé dans ses arrêts et dans ses ordonnances, déplaisoient plus encore au ministre que l'exil des évêques et l'emprisonnement ou le bannissement des curés. Une insulte faite au pape blessoit personnellement un prince qui, nous le répétons, au sein de ces honteux désordres auxquels il n'avoit pas la force de s'arracher, conservoit au fond de son âme une foi profondément enracinée, et sut la conserver jusqu'au dernier moment; les plaintes du clergé retentissoient douloureusement à ses oreilles, et il trouvoit, dans sa propre famille, des anges de piété qui le sollicitoient de sortir des voies dans lesquelles on l'avoit engagé. Ses ministres se trouvant donc d'accord avec lui sur la nécessité d'arrêter les prétentions et les entreprises du parlement, il fut décidé qu'on y emploieroit des moyens plus efficaces.