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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 8/8)

Note 156 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.

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(1752) Le mouvement des esprits devenoit de jour en jour plus rapide; les philosophes accouroient en foule et de toutes parts grossir le parti parlementaire, et ces temps meilleurs ne tardèrent point à arriver. Dès 1752, il se sentit assez fort pour pouvoir lutter contre l'autorité royale qui s'affoiblissoit chaque jour davantage, au sein des intrigues et des corruptions de tout genre dont elle étoit environnée. Sur la dénonciation que l'on fit aux chambres d'un nouveau refus de sacrements, ordre fut donné à l'archevêque de Paris de faire administrer le malade dans vingt-quatre heures, et le curé, qui avoit refusé son ministère, fut décrété de prise de corps. Le roi cassa le décret; des remontrances lui furent aussitôt adressées, et il y fit cette inconcevable réponse: «qu'il ne vouloit pas ôter au parlement toute connoissance des refus de sacrements,» mais qu'il exigeoit «qu'on lui en rendît compte; et qu'il «s'attendoit» que, connoissant ses intentions, cette compagnie cesseroit toutes procédures sur cette matière.» Cette réponse de la cour, si foible à l'égard de la magistrature, et, de même que la première, si astucieuse à l'égard du clergé, dont elle ne parloit pas de rétablir les droits méconnus et violés, mais qu'elle ne cherchoit à soustraire à l'action du parlement, que pour le soumettre à sa propre influence, ne fit qu'enhardir les magistrats. Le parlement y répliqua, le surlendemain, par un arrêt de règlement «qui défendoit à tout ecclésiastique de faire aucun acte tendant au schisme,» et notamment «de se permettre aucun refus de sacrements, sous prétexte de défaut de billet de confession, ou de déclaration du nom du confesseur, ou d'acceptation de la bulle Unigenitus;» arrêt que ses suites ont rendu si malheureusement célèbre, et sur lequel se fondèrent depuis toutes les entreprises inouïes des tribunaux séculiers. Ainsi, d'usurpation en usurpation, des gens de robe en étoient venus à apprendre aux ministres de l'Église ce que c'étoit que le schisme, et à désigner, par des ordonnances, quels étoient les schismatiques[156].

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