Note 140 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Le parlement dut croire avec juste raison qu'on le craignoit, et qu'il n'étoit rien qu'il ne pût oser. Après un moment de calme, il reprit donc, et plus violemment encore, le cours de ses usurpations; et deux arrêts parurent successivement, l'un dans lequel, marquant plus clairement encore qu'il ne l'avoit fait jusqu'alors le but qu'il vouloit atteindre, «il régloit la doctrine qui devoit s'enseigner dans les écoles, déterminoit les sources où l'on devoit puiser les principes autorisés et les maximes décidées; fixoit à son gré la soumission et le respect qui étoient dus aux saints canons[140];» l'autre, où il défendoit positivement de publier la bulle Unigenitus comme règle de foi. Une ordonnance du roi annula ces arrêts. Le parlement fit des remontrances, où cette doctrine prodigieuse, qui n'alloit pas moins qu'à livrer aux tribunaux séculiers ce qui restoit d'autorité dogmatique à l'Église, étoit encore plus fortement énoncée. Ses remontrances n'ayant point été écoutées, dès le lendemain les chambres assemblées rendirent un nouvel arrêt, portant «qu'en tout temps et en toute occasion, la compagnie représenteroit au roi combien il étoit important qu'on ne pût révoquer en doute sa compétence, à l'effet d'empêcher qu'on ne donnât à la bulle Unigenitus le caractère de règle de foi, qu'elle ne pouvoit avoir par sa nature[141].» «Mais comme cet arrêt ne fut pas rendu public, dit Lafiteau, on n'y donna aucune attention;» ce qui prouve que la cour se contentoit du moindre prétexte pour éviter de continuer la lutte avec le parlement.