Note 17 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Un événement extraordinaire, et qui ne pouvoit arriver que sous une semblable administration, hâta le débordement de cette corruption. Les finances, telles que le feu roi les avoit laissées, étoient, nous l'avons déjà dit, une des plaies les plus profondes de l'État, et ce mal venoit de très loin. L'accroissement des impôts avoit commencé dès la première guerre de Hollande, et depuis ce moment jusqu'à la fin de ce règne, tout rempli de guerres, de victoires et de défaites, ce torrent n'avoit cessé de se grossir, non seulement de taxes nouvelles et écrasantes pour le peuple, mais encore de toutes ces ressources perfides et désastreuses qui sont le savoir-faire des financiers, et dont le résultat le plus subtil est de se procurer des capitaux que l'on consomme comme des revenus, pour accroître ainsi ses charges, et de ces capitaux et des intérêts qu'ils portent avec eux[17]. La dette étoit encore hors de toute proportion avec les ressources que pouvoit procurer un système d'impôts que d'anciens priviléges, demeurés immuables lorsque tout changeoit autour d'eux, rendoient l'un des plus mauvais de l'Europe, et désormais intolérable pour les imposés[18]. La dépréciation des billets d'État, qui perdoient alors de soixante à soixante-douze pour cent, étoit déjà une espèce de banqueroute anticipée. La recherche des traitants, loin d'avoir apporté même un palliatif à cette détresse, avoit achevé de ruiner le crédit public par les rigueurs arbitraires dont nous venons de présenter le tableau, et par les dilapidations révoltantes dont elle avoit été suivie.