Note 131 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Il étoit évident en principe qu'attaquer une des deux puissances c'étoit battre l'autre en ruine; la première, qui est la gardienne et l'interprète de la loi de Dieu, étant la sanction de la seconde, et lui imprimant le caractère moral et religieux en vertu duquel les intelligences lui obéissent et la révèrent. Les protestants avoient parfaitement compris et su mettre en pratique ce principe de révolte; et dès que les rois leur avoient été importuns, ils avoient tourné contre eux les armes avec lesquelles ils avoient combattu les papes. Les Quesnélistes, autres contempteurs du chef de l'Église, n'avoient pas manqué d'en tirer les mêmes conséquences; et déjà plus d'une fois, lorsque l'autorité royale s'étoit montrée rigoureuse envers eux, ils avoient laissé entrevoir dans leurs écrits cette doctrine de la souveraineté du peuple dans l'ordre politique, comme une conséquence de celle des conciles ou de l'Église universelle dans l'ordre religieux. Elle étoit à découvert dans le Mémoire des quarante avocats: «Ils y enseignoient que les parlements ont reçu de tout le corps de la nation l'autorité qu'ils exercent dans l'administration de la justice, qu'ils sont les assesseurs du trône, le sénat de la nation, et que personne n'est au dessus de leurs arrêts; ils insinuoient que le roi (qu'ils appeloient aussi le chef de la nation) ne peut traiter que d'égal à égal avec ses sujets, et qu'il est exposé à recevoir la loi de ceux même à qui il doit la donner; ils égaloient en quelque sorte la puissance des parlements à celle du monarque; ils les associoient positivement à l'empire, et établissoient des maximes de gouvernement qui n'auroient pas été reçues dans les républiques mêmes[131].»