Note 16 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Les plaisirs, et quels plaisirs! étoient en effet sa principale ou plutôt son unique affaire. Les mémoires du temps nous ont conservé de nombreux détails des débauches effrénées de ce malheureux prince, de ses orgies dégoûtantes et chaque jour renouvelées, où il sembloit prendre plaisir à se dégrader avec des femmes perdues, des libertins souvent de la classe la plus obscure et qui se faisoient un titre auprès de lui de leur science dans les raffinements de ces honteuses voluptés, détails indignes de l'histoire, qui nous montrent le successeur immédiat du trône, le prince qui gouvernoit la France après Louis XIV, dans un délire d'impiété et dans un excès d'abjection crapuleuse, dont jusqu'à lui la race de nos rois n'avoit point offert d'exemples, et que ne surpassèrent point les débordements du siècle affreux qu'il étoit digne sans doute d'annoncer et d'ouvrir. Ces exemples si nouveaux fructifièrent dans sa propre famille, et les désordres d'une de ses filles[16] que suivit une mort prématurée en furent la première punition; ils infectèrent la jeunesse de la cour, et déterminèrent à jeter plus effrontément leur masque, ces vieux courtisans que les dernières années de Louis XIV avoient réduits à se faire hypocrites. Les autres classes de la société s'étonnèrent d'abord de cette extrême corruption: elle ne devoit pas tarder à les atteindre.