Note 89 — QUARTIER SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS.
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Le roi continuoit de vaincre dans les Pays-Bas, et à chaque nouvelle victoire continuoit d'offrir la paix, que les ennemis continuoient de refuser. Pour arracher en quelque sorte cette paix à leur obstination, il fut décidé que l'on feroit le siége de Maëstricht: l'armée confédérée s'avança aussitôt pour couvrir cette place, et le maréchal de Saxe, allant à sa rencontre, remporta sur elle la victoire de Lawfelt, victoire brillante, mais toutefois si peu décisive, que, bien qu'il fût resté maître du champ de bataille, il ne crut pas qu'il fût prudent d'entreprendre encore le siége que l'on avoit résolu. Afin de rendre plus facile une si grande entreprise, le maréchal chargea le plus habile de ses lieutenants, le comte de Lowendalh, d'aller assiéger Berg-op-Zoom; et cette place forte, chef-d'œuvre de Cohorn et considérée comme imprenable, fut emportée en six semaines par les manœuvres combinées de ces deux grands capitaines, tous les deux étrangers[89], et cependant les seuls, parmi ses généraux, à qui la France pût maintenant confier ses armées. Cette opération faite, le maréchal de Saxe reprit le cours de ses manœuvres, et, malgré tous les efforts des armées confédérées, Maëstricht put être cerné.